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Résumé Introduction au droit musulman

Résumé Introduction au droit musulman

Cours élaboré par un Anonyme, Octobre 2017

Introduction au droit musulman Le droit musulman, parfois appelé droit coranique, est un système de nature essentiellement religieuse dans lequel la science du droit (fiqh) fait corps avec la théologie. Ce droit, d’origine révélée qui trouve sa source dans les prescriptions du Coran, ne doit pas être confondu avec le droit positif qui peut être aussi en vigueur dans les États de tradition musulmane, dans la mesure où ce dernier, qui diffère selon les pays, s’écarte souvent de celui-ci.
Selon le juriste Jean-Paul Payre, « Le droit musulman est un système de devoirs comprenant des obligations rituelles, morales et légales, mises sur le même plan, toutes soumises à l’autorité du même impératif religieux ». En principe, le droit musulman ne s’applique qu’aux musulmans.
Sous la charia (« loi divine »), les non-musulmans sont soumis au régime juridique de la dhimma (« protection tutélaire »).
La Grande Mosquée de Kairouan (également appelée mosquée Oqba Ibn Nafi) fut, à partir du IXe siècle, l’un des plus importants centres d’enseignement de la théologie et du droit musulman (principalement selon l’école malikite). La Grande Mosquée de Kairouan est située à Kairouan en Tunisie.

Sources du droit

Le droit musulman a plusieurs sources, dont les sources fondamentales que sont le Coran et la sunna d’une part, et d’autre part les sources secondaires, fondées sur la raison humaine, qui comprennent le consensus des juristes (ijma), le raisonnement analogique (qiyas) et l’interprétation (ijtihad). La coutume (‘urf) et la loi ne sont pas officiellement sources de droit, mais ont permis d’adapter le droit d’origine religieuse à la diversité des pays et des cas.
Une jurisprudence diverse s’est développé selon les régions, en fonction de quatre écoles juridiques (madhhab) principales pour le sunnisme, et deux autres pour le chiisme.
L’élaboration du fiqh (science du droit) par chacune de ces écoles a, en théorie et pour l’essentiel, pris fin au Xe siècle, avec la fermeture de la « porte de l’interprétation (ijtihâd) », ce qui explique le caractère archaïque et désuet de nombre de ses institutions.
Toutefois, cette idée de la « fermeture de la porte de l’interprétation » est très controversée, et nombre de juristes ont continué par la suite à réfléchir sur le droit musulman, et à poursuivre l’effort de leur prédécesseurs.
La colonisation a réduit l’étendue du droit musulman principalement au statut personnel (droit du mariage, etc.).
Des efforts de modernisation ont été faits, dans certains pays (Turquie, Égypte, Tunisie, etc.) au XXe siècle.
Le droit pénal musulman a été délaissé par les juridictions d’États de tradition musulmane, bien que le poids de l’islamisme contemporain ait conduit certains États à le réhabiliter partiellement (Libye en 1972-1974, Pakistan en avril 1979, Iran en 1979, Soudan au début des années 1980, Koweït dans les années 1980, et Égypte après le référendum de mai 1980[6]).
Dans les autres domaines juridiques (droit constitutionnel, droit public, etc.), les réformes au XIXe siècle et au XXe siècle ont conduit à une harmonisation croissante du droit avec les principes internationaux tels que ratifiés au plan national.
Celle-ci n’empêche pas un certain nombre de systèmes juridiques nationaux de faire allusion aux principes du droit musulman dans leurs Constitutions (Maroc, Algérie, Mauritanie, Yémen, Iran, Pakistan, Soudan et Égypte[4]).
Enfin, l’Organisation de la conférence islamique a signé en 1990 la Déclaration des droits de l’homme en islam.
Le droit musulman s’appuie sur quatre sources principales (Usûl al-Fiqh), qui constituent la charia (« loi divine ») : le Coran, la sunna, l’ ijmâ (consensus des savants) et le raisonnement analogique (qiyas).
Le juge (qâdî) s’appuie principalement sur « les livres où sont exposées les solutions consacrées par l’ijmâ », et non sur « le Coran » ou « les recueils de Traditions » :
« Le qâdi (ou juge) qui s’aventurerait à interpréter de sa propre autorité les passages du Coran ou à apprécier lui-même l’authenticité probable de hadîth commettrait un acte tout aussi contraire à l’orthodoxie que le croyant catholique qui prétendrait fixer avec les seules lumières de son intelligence individuelle le sens des textes invoqués par l’Église à l’appui de ses dogmes… Cette troisième source du droit musulman, l’ijmâ, a une importance pratique exceptionnelle. C’est à leur consécration par elle que toutes les règles du fiqh, quelle que soit leur origine première, doivent leur applicabilité actuelle. »

Pour aller plus loin: Le Droit musulman (Que sais-je ?):

(lien: http://eunsetee.com/gzdA )
Le droit musulman s’applique à des communautés qui, réparties sur les quatre continents, connaissent des situations politiques, économiques et sociales très différentes selon les États.
Cet ouvrage expose les caractères généraux du droit musulman, ses principes fondamentaux, son évolution et ses fondements théoriques.
Son but est de faire découvrir les raisonnements des docteurs de la Loi à ceux qui les connaissent peu ou à travers les médias, lesquels véhiculent souvent une image imparfaite et déformée.
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